La confusion des business modèles du WEB 2.0
Plaxo, un logiciel de mise à jour automatique de vos carnets d’adresses, s’est excusé récemment d’avoir plus ou moins permis le spam à partir de ses adresses. Vous pouvez voir les commentaires sur un excellent blog, celui de Michael Arrington
http://www.techcrunch.com/2006/03/27/plaxoapologizes/#comments
Au delà de la polémique, ce qui me semble intéressant est le risque de confusion entre les business modèles, très fréquent avec le WEB2.0. En effet, le WEB2.0 permet deux business modèles.
Le premier est basé sur la constitution de bases de données de réseaux sociaux parfois gigantesques (skype, linkedin, plaxo) et donc ayant une valeur commerciale et publicitaire importante, au détriment de l’intimité des membres ou de la profondeur de leurs échanges (mais qu’importe quand ce qui est recherché est un service gratuit pour lequel le prix à payer semble être peu élevé : quelques éléments d’identité). J’émet personnellement des doutes sur ce qui paraît être peu cher mais dans la réalité pourrait s’avérer coûteux, mais c’est un autre débat.
Dans ce business modèle, la capitalisation boursière représentera la valeur.
Le second business modèle est celui des communautés fermées, où les données ne circulent pas et ne sont pas visibles publiquement. Dans ces dernières la valeur est conservée par les membres et se traduit par des échanges plus profonds, des niveaux de confiance plus élevés. Dans ce modèle la capitalisation boursière ne sert à rien puisque la valeur est intangible et conservée par les membres.
C’est le choix de Boostzone dans son activité de création de communautés vivantes.
Je pense que le WEB 2.0 va permettre largement à ces deux systèmes de cohabiter.
La difficulté de Plaxo est justement de viser un modèle intermédiaire, grâce à une base de données importante (tout votre carnet d’adresses…) mais en voulant en faire une valeur financière, ce qui n’est pas acceptable par les membres, ou seulement dans une certaine mesure, et c’est justement là où la difficulté apparaît car la relation aux membres d’une communauté ou d’un réseau social ne se transforme pas si facilement en dollars.
Heureusement